Tarif de revente des Kilowattheures Photovoltaïques

Comme prévu le bilan a été fait à fin Juin par le ministère de l’écologie.

Désormais les particuliers qui installeront du photovoltaïque sur leur toiture revendront les Kilowattheures produits, à EDF, au tarif de 0.4255€.

(Pour mémoire EDF nous vend le Kilowattheure à 0.12€. Le tarif favorisant le photovoltaïque est donc 3.5 fois supérieur au prix d’achat)

Suite au moratoire de fin 2010, il avait été conclu que tous les trois mois serait fait un point sur les puissances installées en France et des paliers tarifs avaient été prévus selon les puissances installées en France.

Le premier palier a été atteint en Juin, en effet, le marché à continué sur sa lancée, et les centrales vendues en 2010 ont été installées et raccordées.

Prochain point fin Septembre, ne traînons pas.

Point sur les différentes technologies solaires

Le solaire accélère.

Le succès croissant de l’énergie solaire auprès du public et des politiques, déclenche un foisonnement d’études, de projets divers et variés, et accèlere la R&D dans le domaine.

L’énergie solaire étant inépuisable et propre, son exploitation se développe à grande vitesse.

Aujourd’hui, il existe cinq façons d’utiliser l’énergie solaire, plus ou moins abouties, plus ou moins améliorables, plus ou moins imaginatives.

Aucune des technologies solaires existantes, ne peut encore concurrencer le nucléaire sur le plan énergétique, en revanche,  si l’on se place du côté environnemental et recyclage, le solaire devance de quelques années lumière les combustibles fossiles.

Ce post fait le point sur le solaire à l’heure actuelle.

- LE SOLAIRE THERMIQUE DOMESTIQUE :

Bien connue et bien maîtrisée, cette technique permet de concentrer la chaleur reçue du soleil, grâce à l’effet de serre à l’intérieur d’un panneau vitré.

La chaleur est transportée par un liquide calo-porteur jusque dans un ballon d’eau qui chauffe à son tour.

Cette technologie permet d’emmagasiner et de stocker de la chaleur, que l’on utilise aujourd’hui principalement pour le sanitaire ou pour le chauffage.

Les rendements sont appréciables et la pollution inexistante.

- Le PHOTOVOLTAÏQUE :

Les panneaux que l’on voit fleurir sur nos toitures ces dernières années sont basés sur la particularité de ‘semi-conducteur’ du silicium qui les composent.

Rappelons que le silicium est un composant du sable siliceux, lui même un des principaux composants de la croute terrestre. A priori inépuisable.

Les panneaux photovoltaïques utilisent les photons (particules de lumière), lesquels excitent les électrons contenus dans le silicium pour créer un courant électrique. Il n’y a plus qu’à canaliser ce courant pour l’exploiter.

Pour l’instant le plus développé en puissance parmi les technologies solaires, le photovoltaïque doit encore son développement aux incitations fiscales ou gouvernementales, cependant les prix des équipements s’effondrent et les rendements explosent. On ne saurait tarder à atteindre la parité entre les coûts de l’électricité photovoltaïque et l’électricité nucléaire. Ne parlons même pas du recyclage car les panneaux ne posent aucun problème de recyclage et le seront pour un coût incontestablement abordable.

Le photovoltaïque sera très bientôt accessible et rentable pour tous et deviendra alors la source d’énergie prépondérante sur terre.

Les CENTRALES SOLAIRES ELECTRO-THERMIQUES :

Le solaire thermique n’utilise pas la lumière du soleil mais sa chaleur pour aboutir à de l’électricité.

Le principe consiste à concentrer la chaleur du soleil sur un même point par un jeu de miroirs.

Au point convergent des réflexions de tous les miroirs, la température est suffisante pour faire bouillir de l’eau contenue dans un circuit étanche.

Cette eau se vaporise, et on utilise la pression ainsi obtenue pour faire tourner des turbines.

C’est ainsi que l’on génère de l’électricité.

Les rendements des centrales Solaires Electro-thermiques est élevé, de l’ordre de 30%.

LES CHEMINEES ELECTRO-SOLAIRES :

Cette cheminée mesure 1000 mètres de hauteur, si si 1000m…

A la base de la cheminée une gigantesque surface de verre est fixée à quelques mètres du sol.

Sous cette immense surface de verre, l’atmosphère se surchauffe, exactement comme dans une serre ou une véranda. L’air atteint 70°.

La différence de température entre la cheminée (20°) et l’air de la base, provoque un courant d’air ascendant très puissant.

Ce vent est utilisé pour faire fonctionner des éoliennes à l’entrée du tube de la cheminée, ces éoliennes actionnent des turbines qui génèrent de l’électricité.

Concept très peu vu encore, les cheminées solaires sont pharaoniques par leur hauteur et la surface de leur base.

 

LE FILM SOLAIRE :

Le principe consite à coller sur toutes les surfaces des bâtiments exposées à la lumière, un film transparent photovoltaïque.

Tous les bâtiments deviendraient alors producteurs d’énergie.

Cette technologie, encore balbutiante, en est aux prémices de sa commercialisation grand public, les rendements sont encore faibles et les coûts élevés.

Mais ??? Peut-être bientôt la peinture PV pourquoi pas ? Les vêtements PV ? Les trottoirs ? Les routes ?

 

LE SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE SPATIAL :

Pour le coup on rêve encore un peu mais… Cependant quelques états financent des chercheurs sur le sujet, dont les Japonais et les Américains.

Le principe consiste à mettre en orbite des centrales photovoltaïques à haut rendement destinées à générer de l’électricité.

Les performances seraient d’autant meilleures que les panneaux seraient orientables, en permanence face à l’astre solaire, et qu’aucun nuage ni aucune pollution ne viendrait atténuer les rayonnements. De même, l’effet filtre de notre atmosphère serait supprimé.

La difficulté réside bien sûr dans l’acheminement sur terre de cette énergie.

Plusieurs solutions se proposent :

- les infrarouges: Envoyés sur terre et dirigés sur des récepteurs photovoltaïques au sol. inconvénient : on se confronte à nouveau à l’effet filtrant des nuages.

- Les micro-ondes: Mais il faudra des antennes réceptrices très complexes et onéreuses.

Les centrales solaires n’existent pas encore et coûteraient encore tellement cher qu’elles ne sont pas pour demain.

Chantier solaire thermique à Ostricourt (59)

Un chantier Norsoleil.

Système dimensionné pour une famille de deux adultes et trois enfants.

Système Ariston, ballon de 300L.

En toiture, deux panneaux orientés Sud-Est et inclinés à 35°.

L’installation permettra de couvrir 54° de l’énergie nécessaire à chauffer l’eau sanitaire de la famille, avec des pointes à 90% sur les quatre mois les plus chauds de l’année.

Une résistance électrique est utilisée comme énergie d’appoint pour les périodes sans soleil.

L’économie d’énergie sera de 2000Kwh par an.

L’économie de CO² sera de 1.2 tonnes par an (eq charbon).

Ce 23/06, sous les nuages, à 14h00, les panneaux étaient à 50°C et la récupération de chaleur solaire commençait.

FORMATION SOLAIRE ICAM LILLE

L’Icam (Institut Catholique des Arts et Métiers) de Lille démarre la deuxième session de formation solaire.

Dans ce cadre, Norsoleil intervient en tant que formateur en photovoltaïque.

Norsoleil a mis en place avec les étudiants la plateforme d’essais grandeur nature.

Cette plateforme est prévue pour être démontée et remontée régulièrement, et les panneaux sont sur supports amovibles pour pouvoir tester différentes inclinaisons et orientations et relever les divers effets sur la production électrique.

Le système permet de simuler des pannes afin d’en faire les recherches et les réparations.

Le chauffe-eau solaire « autovidangeable » (ou Drainback).

Parmi les technologies de chauffe-eau solaire, les systèmes « autovidangeables » ou « Drainback » permettent d’éviter les effets de surchauffe et de surpression, et donc de minorer l’entretien tout en augmentant la durée de vie.

Préambule. Pour bien saisir, il faut avoir lu le principe du chauffe-eau solaire.

Principe :

A l’arrêt, le liquide calo-porteur descend par gravitation dans le bas du circuit solaire, les panneaux ainsi que le haut des tubes, ne sont alors remplis que d’air.

Lorsque les sondes décèlent une montée en température suffisante dans les panneaux, l’électronique met en route une pompe, qui déclenche la montée du liquide calo-porteur vers les panneaux solaires.

Le liquide se réchauffe lors de son passage dans les panneaux, puis redescend en direction du ballon.

La chaleur est transmise à l’eau sanitaire du ballon.

Si le ballon atteint sa température maximale programmée, la pompe s’arrête et le liquide redescend naturellement dans son réservoir, l’air remplace le liquide dans les panneaux.

Donc, une fois que le ballon est entièrement chaud, le liquide repose et ne risque aucune surchauffe ni aucune surpression.

Lorsqu’à l’inverse il gèle dehors, le système est à l’arrêt aussi, et le liquide est conservé dans une zone hors gel.

Les systèmes Drainback sont dépourvus de vase d’expansion et de manomètres car la pression ne monte que peu.

On peut utiliser de l’eau comme liquide calo-porteur.

Contraintes :

Pour que la vidange se fasse automatiquement, il faut que le liquide puisse descendre naturellement par gravité, il faut donc que la configuration des lieux permette d’avoir une pente de 4% minimum sur tout le parcours des tubes qui vont des panneaux au ballon.

Ce n’est pas toujours possible et votre installateur vous conseillera l’un ou l’autre des systèmes selon la configuration des lieux

Rentabilité du photovoltaïque

Les Conditions pour les particuliers*.

Après de nombreux changements dans les conditions d’aides destinées à supporter les énergies renouvelables, les choses semblent se stabiliser.

Le prix de revente du KWh est actuellement de 0,46 €,

Le crédit d’impôts est de 22%,

Le bénéfice n’est pas imposable,

La TVA est à 5.5%.

 

Le Bénéfice attendu.

Une installation PV de 3Kwc (environ 25 à 30m²) permettra dans le Nord de la France, de produire annuellement environ 2600 KWh d’énergie. (Exposition + – sud).

La plupart des installations étant conçues  pour revendre la totalité de la production, ces 2600 KWh génèreront un chiffre d’affaires de 1196€.

Il convient de déduire le coût d’abonnement au compteur de production, loué à ERDF, 60€.

Le revenu net non imposable sera donc de 1146€/an environ.

La Durée

Un contrat vous lie à EDF qui est obligé de vous acheter votre production pendant 20 ans au prix convenu initialement, indexé annuellement.

Le CA développé sur 20 ans sera de 21000€ (compte tenu d’une baisse de production de 1%/an)

Prévoir le changement de l’onduleur au bout de dix ans (1500€ en 2011)

Après les 20 ans, une intervention technique de dix minutes, vous permettra de consommer vous-même l’électricité produite.
(Les panneaux sont donnés pour durer 30 ans environ et les garanties de production vont souvent jusqu’à 25 ans)

 

Le Coût

Votre investissement de départ sera d’environ 12000€ (après récupération du crédit d’impôts).

Parfois, les municipalités participent à la dépense (comptez entre zéro et 500€ selon les villes).

Rentabilité

Votre capital investi vous rapporte environ du 8 à 9.5%

*Ces chiffres sont basés sur les conditions de mai 2011 pour une installation d’une puissance de 3Kwc intégrée en toiture d’un bâtiment d’habitation principale, ou mitoyen de l’habitation, clos et couvert.